Vendredi 11 avril 2008
Après plusieurs mois de silence, dus à une panne technique, notre horloge communale à retrouvé
sa voix.Placé au sommet de la Tour de l'Horloge, le mécanisme actuel est électronique. Il est géré à distance par un système de mise à l'heure automatique, qui effectue seul toutes les corrections, notamment le passage aux horaires d'hiver ou d'été. Mais, la technique à ses limites.
Depuis quelques mois, le moteur entraînant le marteau de la sonnerie donnait des signes de faiblesse, avant de rendre définitivement l'âme. Dernièrement, les agents de la société chargée de la maintenance ont résolu ce problème .
La vie locale est donc à nouveau rythmée par le son grave de la cloche de la tour. Il faut dire que cette campane a été le témoin de bien des évènements de l'histoire meyrueisienne : elle occupe le campanile de la tour depuis exactement 374 ans.
En effet, c'est en l'an 1634 que les Consuls et le conseil de ville décidèrent l'achat de cette cloche, en remplacement d'une autre, plus petite et fêlée.
Elle avait plusieurs fonctions : convoquer le conseil consulaire, ancêtre de notre conseil municipal et, dans les cas graves, l'assemblée des chefs de famille qui délibérait en dernier ressort ; donner l'alerte et sonner le tocsin en cas d'incendie ; enfin, marquer le début des transactions lors des foires et marchés.
Cette cloche avait également une fonction liturgique, car elle servait aux besoins du culte protestant célébré dans le temple situé à l'emplacement de la cour de l'école des Frères. A cette époque, le protestantisme étant la seule confession reconnue par la ville, affaires communales et religieuses étaient étroitement mêlées.
Le culte catholique fut célébré clandestinement dans une maison particulière du Barry St Blaise, jusqu'à son rétablissement officiel en 1642.
Donc, depuis plus de 3 siècles et demi, cette vénérable cloche domine la pace Sully
Quand vous entendrez résonner sa voix d'airain, vous pourrez vous remémorer le verset de l'évangile selon St Marc qui est gravé sur ses flancs, « Veillez et priez, car vous ne savez quand viendra le Maître, au soir, à minuit ou au matin, lorsque le coq chante»
La date de 1634 complète cette inscription .
Derniers Commentaires