Lundi 28 juillet à 21 heures,
l'Ensemble Wiliza, sous la direction de Luis Barban vous propose
ROCUS Ré
et ça se passe au Temple !
Un peu à la manière d'une saga, Philippe va nous conter l'histoire de Meyrueis qu'il connait mieux que quiconque et qu'il affectionne particulièrement.
Remercions le de cet enrichissement culturel qu'il va nous procurer.
Nous lui laissons la parole.
1. De rues en places …
La parution récente d ‘un document pour la visite historique de la ville de Meyrueis, disponible gratuitement à l’Office du
Tourisme, permet de partir à la découverte du passé de notre cité au fil de ses rues. Cette publication nous donne l’occasion d’évoquer les anciens noms qui pour certains sont tombés dans l’oubli
:
- La rue de la Ville : Elle s ‘appelait au Moyen Age la « carriero drecho » , la rue droite, non pas au sens de rue
rectiligne, mais plutôt de rue directe, qui traverse la cité . Millau a conservé ce terme pour désigner l’une de ces rues principales.

Ici vue de la rue de la ville depuis la placette ( De la collection privée de Mr Henri
BOUTIN)
- Lou plan de la Vigarié : La petite place en haut de la rue
de la Ville, devant l’hôtel Renaissance tenait ce nom de la présence de la cour de justice, la Viguerie, qui siégeait dans la maison Belon .

. Le Viguier (du latin Vicarius, qui a donné aussi le terme de « vicaire » ) était le représentant du baron, percevant les taxes en son nom, gouvernant le château et surtout rendant la justice
. La cour de Viguerie était composée du viguier, d’un lieutenant de viguier, d’un procureur et d’un greffier.Elle était l’équivalent d’une cour d’assises d’aujourd’hui. Son ressort s’étendait
sur toute l’étendue de la baronnie de Meyrueis, c’est à dire les communes actuelles de Meyrueis et Gatuzières, les cantons de Trèves, Valleraugue, Alzon, plus les communes d’Aulas, Bréau, Mars,
Arrigas et une partie de celles de Sumène, St André de Valborgne et les Plantiers, toute la partie sud du Causse Méjean, ainsi que divers droits sur les communes de Veyreau, St André de
Vezines et Peyreleau . En 1712, la viguerie de Meyrueis fut réunie à celle du Vigan qui s’étendait autour de cette ville. Dès lors, le siège de justice alterna de six mois en six mois :
au Vigan de Toussaint à Pâques, le reste du temps à Meyrueis.

- Le Quai Jean Séquier : situé en dehors des remparts, ce vaste espace servait de place du marché aux légumes.

. La rue de la Ville était barrée par « lou portal del réduch » (porte du réduit), l’une des deux portes principales de la cité, située à peu près entre l’hôtel St Sauveur et la maison de
J.P.Cordelier. Le « Réduch » désigne le quartier qui se trouve au dessus de ce secteur .

Il était soigneusement fortifié car il commandait l’accès au château du Rocher, par le chemin qui démarre du Planet, il constituait donc le dernier « réduit » de défense du fort. L’actuelle «
rue du Château » s’appelait jadis « calado (montée) del réduch » Tout ce secteur aussi dénommé « lou cap de villo » (le haut de la ville) a été profondément modifié après 1630, lors de la
destruction du château et des remparts.

Le Quai voyait se dérouler les grands évènements de la vie publique (marché, assemblées générales des chefs de famille qui élisaient les magistrats municipaux appelés « consuls », festivités,
banquets républicains au 19° siècle) .


En 1920, la construction du Monument aux Morts, œuvre du sculpteur Auguste Verdier, de Millau (grand oncle de la famille des peintres Causse) mit un terme à ces pratiques. Désormais, la vie
publique se déplaça vers la halle de la Place Sully. Après avoir été dénommé au 19° siècle, « place d’Orléans » en hommage au roi Louis Philippe 1° (duc d’Orléans avant d’accéder au trône),
puis de façon éphémère « place Maréchal Pétain » de 1940 à 1944, le quai prit le nom de Jean Séquier, en hommage à ce résistant meyrueisien, mort en déportation.

(à suivre)
Mariejo nous a fait parvenir des images de son jardin; il est magnifique ! félicitations...
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